Analyse du mépris contemporain pour les femmes blondes Analyse des causes et des effets dans les médias
Encore une fois, l'individu courageusement abrité derriére l'anonymat et
responsable de la rubrique "blagues" de la Dépêche du Midi a encore frappé; il se permet une nouvelle fois d'insulter des femmes pour leur couleur de cheveux, en estimant cela hilarant. On voit ici, encore une fois se dérouler le champ fantasmatique d'une personnalité immature et récessive; la femme mise en scéne ici est stupide, donc facile à abuser, sinon facile tout court.
Le sujet (rédacteur de ces textes) a donc une grande facilité pour
prendre le pouvoir sur cette femme, et ce scénario lui est d'autant plus agréable que vraisemblablement il a toujours été rudoyé par les femmes, à commencer par sa propre mére. D'ailleurs, la caissiére en tant que figure de l'autorité dans le scénario, est une femme; mais il est clair, ici, que le narrateur joue à être une femme pour brouiller les pistes. En définitive, c'est bien lui qui a le pouvoir et qui méne le jeu. Le narrateur envoie donc la blonde vers "l'homme qui déchire", celui qui l'attend dans une salle obscure; et surprise !!! Elle en redemande, elle aime donc ça !! Il la renvoie donc dans l'obscurité, où l'attend de nouveau "l'homme qui déchire". Décidément, elle est insatiable !
Certes, pour l'instant elle ne redemande que des billets; mais dans l'univers désolé du sujet, c'est déja merveilleux car c'est le signe qu'il existe, au moins dans son fantasme.
Quant à nous, ces "blagues" ne nous font pas rire, mais
laisse entrevoir une misére affective et sexuelle du sujet assez redoutable et asphyxiante.
Voici ci dessous le corpus delicti :
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Cinema
C'est une blonde qui va au cinéma et qui achète un billet, 5 minutes plus tard, elle revient à la caisse et redemande un billet. 5 minutes après elle revient encore demander un billet.
- Mais je vous en ai déjà vendu 2 ! s'exclama la caissière.
- Je sais mais à chaque fois que je rentre dans la salle, il y a un type qui me le déchire !